Relier Grenoble à Chambéry, en passant par la Chartreuse

Mode : rando
Villes :
Grenoble - Chambéry
Région :
Auvergne-Rhône-Alpes

 

Canicule oblige, on avait décidé de se mettre au frais en montagne, le temps d’un week-end prolongé. Et pour regrouper Drômois, Briançonnais et Parisiens, c’est le massif de la Chartreuse, au départ de Grenoble, qui a été retenu. La Chartreuse*. Si ce nom t’évoque celui d’une liqueur que ton grand-oncle propose en fin de repas, tu n’es pas loin, « tu chauffes » comme on dit. De l’œsophage, surtout.
- *Si tu es parti sur Stendhal, reviens, c’est pas par là -

On s’est mis en chemin un vendredi matin avec Pierre, Fabio, Raphaël, Mathieu, Simon et JB. Si la parité n’y est pas, le bon esprit, lui, est présent dès la levée du lit à 6h30. Il faut dire que la Chartreuse est particulièrement attrayante : sublime, accessible, tout en restant sauvage. Grande Dame.

La première journée est celle qui compte le plus de dénivelé, jusqu’à la Dent de Crolles, 2ème sommet du massif (2060m). On forme une drôle de procession dans la montée : JB le Maître des cartes, ; Pierre et Simon en lice pour atteindre le sommet le plus rapidement possible, l’égo bien positionné dans les mollets ; Fabio le porteur d’eau dévoué à la cause des noodles bien cuites du soir ; Raphaël transfiguré en chamois acrobate. A chacun son style.

 


Et au détour d’un cairn, le sommet, et son immense plateau désertique. Lunaire. On a marché sur la Dent de Crolles. La nuit fut longue. La faute à Monsieur Météo qui n’avait pas vu venir les rafales à 80km/h. Mais sans imprévus, pas d’aventure, se martèle-t ’on en rangeant nos tentes sous la pluie le lendemain matin.

La deuxième étape est celle du Col de Bellefont - grandiose - et de la traversée des hauts-plateaux avec pour tout horizon notre but ultime :  le Mont Granier, « Le Grand Marnier » pour Pierrot. A chacun ses sources de motivation.

 


Il y a les marmottes que l’on guette parmi les amas de pierres, les fleurs que l’on caresse négligemment du bout des doigts en passant, et puis les
ampoules à soigner. Grosses comme les orteils eux-mêmes. Pourquoi s’arrêter tout de suite quand on a mal ? Un pansement et un baume à l’orgueil plus tard, on repart à travers les alpages jusqu’au camp où bivouaquer. Et l’énorme bloc de calcaire qu’est le Mont Granier de s’inviter comme star de la soirée.  

 


Le dernier jour est surprenant. Il faut dire qu’on n’avait pas vu venir l’histoire des échelles à gravir dans la roche, un semblant de via ferrata improvisé. Ceux qui ont le vertige passe subitement en sourdine. C’est ludique, c’est rigolo. Enfin, la vue. Imprenable.

« Ah ce Grand Marnier, il méritait bien la montée ». 

La Chartreuse, l’ivresse et la fraîcheur des sommets.

 

- INFO BIVOUAC -
La Chartreuse est un Parc Naturel Régional. En cela, des règles garantissant la préservation de l’environnement sont à observer. 2 points essentiels sont à connaître :
- depuis 2021, le bivouac est interdit en juillet et août pour limiter l’impact de la surfréquentation (autorisé pour la nuit, le reste de l’année).
- faire du feu est strictement interdit, et ce, toute l’année.
En somme, allez-y hors saison et consultez la réglementation.

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Protagonistes : Pierre, Simon, Raphaël, Fabio, JB, Mathieu et Amélie
Edito : Amélie Deloffre
Photos : ©Fabio Gattini
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